Menu


Accueil
Remerciements
Livre d'Or

Le musée

L'Histoire de la ville
Le Papier Mâché
Les Fonderies
L'Imagerie
Bibliographie Musée
Expositions

Du XIIIème au XVème - Le moyen Age

Eglise Saint Martin
Eglise Saint Laurent
Bibliographie Moyen Age

XVIème - Le retable de Philippe de Gueldre

Philippe de Gueldre et les Clarisses
La restauration
Les scènes
Le Patrimoine culturel
L'Accès au retable (visites)
Bibliographie Retable

La Renaissance du XVIIème

L'Université
Les Monuments
Bibliographie Renaissance

XVIIIème - L'Abbaye des Prémontrés

Site officiel de l'Abbaye des Prémontrés
Bibliographie Abbaye des Prémontrés

XIXème - Essor Industriel

La Création de l'usine des Fonderies
Bibliographie Essor Industriel

XXème - Le passé militaire

Le Père Hilarion
Le cimetière du Pétan
La croix des Carmes
Bibliographie Passé Militaire

Aujourd'hui et demain

Site officiel de la ville de Pont-à-Mousson
Bibliographie Aujourd'hui


Un Choix Stratégique



Le choix du lieu de l’université à Pont-à-Mousson correspond à la double stratégie des Jésuites et du Duc Charles III.


Stratégie de la Compagnie de Jésus :
Le Nouvel ordre des Jésuites fondé en 1540 par Ignace de Loyola était très sollicité en France pour créer des collègues et il fallait établir un ordre de priorité pour répondre à la demande et pour assurer au mieux les intérêts du développement de la Compagnie.
Les critères étaient les suivants :
- Combattre l’HERESIE (Luther-Calvin) donc être au plus proche des régions converties à la Reforme
- PROXIMITE des Universités : foyer des futures élites de la région et dont les enseignants peuvent être séduits par la Réforme
- Etre dans une GRANDE VILLE favorable à l’implantation
- Etre sur un POINT DE PASSAGE : avoir de bonnes liaisons avec les provinces voisines.


Pont-à-Mousson répond donc à tous ces critères :
Arrêter l’hérésie du pays messin et des pays rhénans
Dans une Université qui se crée dont ils auront la maîtrise (Rectorat)
Point de passage important (Moselle)
Accueil favorable des souverains locaux et de la population
Voici dans l’ordre les dates de création des Collèges en France (15 premiers)
1556 BILLOM Auvergne (Ancienne Université)
1559 PAMIERS Ardèche (Foyer hérétique échec)
1561 TOURNON (Protéger le VIVARAIS et le DAUPHINE)
1562 RODEZ TOULOUSE (Université)
1560 MAURIAC CHAMBERY (Protéger l'AUVERGNE)
1565 AVIGNON/LYON(Université Ville de papale,de passage/grande ville)
1567 NEVERS
1572 BORDEAUX BOURGES (Grande ville universitaire/Contaminée par le CALVINISME)
1572 PONT-A-MOUSSON


Stratégie de Charles III :
Le principe de la fondation d’une Université en Lorraine étant acquis avec l’accord du Pape Pie V, il restait à trouver le lieu. Le Cardinal de Lorraine avait une préférence pour Metz mais le Duc Charles III voulait une ville dans ses Etats. Ils se mirent d’accord sur Pont-à-Mousson c’est-à-dire en Lorraine et NON en terre de France.
E. Martin dans l’Histoire de l’Université a pu écrire :
« Le lieu était parfaitement choisi. Assis sur les deux diocèses de Metz et de Toul, à égale distance des deux villes épiscopales et de la capitales des duchés en relation avec Saint-Mihiel, puisqu’il ressortissait au bailliage de cette ville et appartenait au Barrois traversé par un fleuve « qui mêle la fraîcheur de ses eaux à la chaleur du jour » entouré de champs et de vignobles fertiles, situé au milieu d’une vallée ravissante couronné de forêts qui offrent aux promeneurs d’agréables excursions, Pont-à-Mousson était, de toutes les villes de Lorraine, celle qui réunissait le plus d’avantages et donnait les plus sérieuses espérances ».

Autre élément : La ville de Metz n’avait pas de bâtiment à proposer, alors que l’ensemble des bâtiments des Antonistes à Pont-à-Mousson était satisfaisant à condition…d’en expulser les Antonistes.


Le financement :
Dans les négociations avec le Pape Grégoire XIII le Cardinal de Lorraine avait obtenu, entre autre projet, l’érection d’une Université à Pont-à-Mousson et la sécularisation de l’Abbaye Bénédictine de GORZE qu’il tenait en commende. L’Abbaye de GORZE avait été saccagée en 1542 et ruinée pendant la guerre entre Charles QUINT et Henri II. Comme elle possédait de grands biens, le Cardinal Abbé voulait par la sécularisation « contribuer à la dotation de l’Université ».



Retour au menu

Bas de page
Réalisé par Delphine FOUROT
Tous droits réservés