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Les fonderies de Pont-à-Mousson




En 1856 Frédéric Mansuy créait à Blénod-les-Pont-à-Mousson une modeste forge qui fabriquait de la fonte et du fer à partir du minerai extrait à Marbache. Elle est devenue une entreprise de dimension mondiale qui, sur son site mussipontain, emploie encore plus de 1 200 salariés.

L’homme qui assura la pérennité de l’entreprise fut Xavier Rogé, un ingénieur recruté par Mansuy ; il redressa une affaire en faillite, devint le patron de la firme et l’orienta vers la fabrication des tuyaux de fonte. Lors d’un voyage en Angleterre, il remarqua une technique de fusion verticale des tuyaux, il l’introduisit à Pont-à-Mousson et la perfectionna. Avec l’urbanisation rapide de l’Europe, les besoins en tuyaux devinrent considérables dans le domaine des conduites d’eau potable et de gaz ainsi que pour l’évacuation des eaux usées. Pont-à-Mousson conquit de nombreux marchés en France et en Europe, en particulier celui de la ville de Paris. Camille Cavallier, le collaborateur et le successeur de Xavier Rogé, absorba la plupart de ses concurrents français et imposa PAM comme la grande entreprise de sa spécialité, en devenant indépendant dans la fourniture des matières premières.

La Première Guerre mondiale fut une grave épreuve pour l’entreprise, vite surmontée. En raison de la proximité du front, le site de Pont-A-Mousson fut en partie détruit et la production interrompue. Cavallier, installé à Paris, ouvrit plusieurs nouveaux sites de production : Belleville, Saint-Etienne du Rouvray, Sens et Toulouse. Au lendemain de la guerre, le site de Pont-à-Mousson fut rapidement reconstruit. Après la mort de Camille Cavallier en 1926, l’entreprise fut dirigée par son gendre Marcel Paul-Cavallier ; elle poursuivit son expansion internationale et s’orienta aussi vers le transport de hydrocarbures, une activité en rapide croissance. Elle dut moderniser ses procédés de fabrication ; ce fut la mise au point laborieuse du procédé dit de centrifugation, une nouvelle technique de fabrication des tuyaux.

Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, les familles fondatrices confièrent la direction des Fonderies à André Grandpierre, un ingénieur dont la famille était au service de Pont-A-Mousson depuis deux générations. Pont-A-Mousson qui s’était imposé comme une entreprise mondiale, réussit un nouvel exploit technique : la découverte et la mise au point des tuyaux en fonte ductile.

A la fin des années 1960 Pont-A-Mousson dirigé par Roger Martin fusionna avec Saint-Gobain. Alors qu’on assista entre 1975 et 1990 au naufrage de la sidérurgie lorraine et à la fermeture de toutes les mines de fer, Pont-A-Mousson non seulement poursuivit ses activités mais encore sut se placer à la pointe des entreprises mondiales pour les systèmes de canalisation.

D’après un texte de François ROTH


Cliché Patrick A. MARTIN

Albert Decaris (1901-1988)/1957

inv. 03.97.143

dim. 25*34

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